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Analyse de marché en actuariat

Mise à jour : octobre 2015

Présentation du programme

Le baccalauréat en actuariat vise à former des spécialistes de la planification et de la protection contre certains risques. D'une part, le programme offre une connaissance étendue et approfondie des mathématiques, de la statistique, des probabilités, de l'informatique, de l'analyse et du traitement du risque. D'autre part, il enseigne  les dimensions économique, légale et comptable de la profession. À sa diplomation, l’étudiant aura acquis des compétences nécessaires pour exercer la profession d’actuaire telles que la résolution de problèmes, la créativité, le sens éthique, l’autonomie, l’efficacité  et l’aptitude à communiquer. Le baccalauréat ne permet pas d’obtenir les titres professionnels reconnus par les associations actuarielles, mais il prépare aux examens nécessaires à l’obtention de ceux-ci*.

*Pour être actuaire reconnu au Canada, il faut posséder le titre de Fellow de l'Institut canadien des actuaires (ICA). Ce titre s'obtient par la réussite d'une série d'examens professionnels. Votre formation vous aidera à réussir ces examens requis par l'ICA.

Source : Faculté des sciences et de génie

Champs d'expertise

  • Assurance vie (ex : Industrielle Alliance, SSQ, Desjardins sécurité financière)
  • Assurance de dommage ou assurance IARD (ex : Intact, La Capitale)
  • Risques collectifs (plusieurs compagnies d’assurance)
  • Risques financiers (ex : BMO, Desjardins)
  • Régimes de retraite (ex : Mercer, Morneau Shepell, Aon Hewitt, CARRA)

Titres de postes

  • Actuaire
  • Analyste en actuariat / Analyste actuariel
  • Adjoint actuariel
  • Conseiller en actuariat
  • Analyste de marché
  • Analyste en assurance de personnes
  • Analyste en assurances collectives
  • Analyste en placements, analyste financier
  • Conseiller en développement de solutions à l’indemnisation
  • Conseiller en consultation et en administration de régimes de retraites

Titres professionnels des actuaires :

  • Associé
  • Fellow 
  • Analyste agréé du risque d’entreprise (Chartered enterprise risk analyst - CERA)

Fonctions

Selon Repères (2015), un actuaire est une personne qui utilise les techniques de la statistique et des probabilités pour faire des projections financières et évaluer les risques associés aux programmes de régimes d'assurances, de rentes, d'avantages sociaux, de retraite et d'autres domaines connexes en vue de conseiller les compagnies d'assurances, les gouvernements ou d'autres organismes dans leurs opérations financières à long terme.

Exemples de tâches en fonction des types de postes les plus fréquents pour un actuaire :

  • Rassembler des données et établir des statistiques sur les taux de mortalité, de maladie, d'accident, d'invalidité et de départ à la retraite
  • Utiliser et élaborer des tables de probabilité servant à calculer le taux des primes et le niveau de financement requis des régimes d'avantages sociaux, des contrats d'assurance, des rentes et des pensions appropriés par rapport aux risques
  • Évaluer les sommes nécessaires pour assurer le paiement par l'institution des prestations et fixe une base équitable pour la répartition des excédents
  • Déterminer les passifs d'un organisme d'assurance et évaluer leur concordances avec les actifs
  • Identifier la valeur des régimes de retraite et le montant des cotisations nécessaires à leur capitalisation
  • Gérer les actifs financiers d'une institution ou d'une entreprise en s'assurant qu'elle demeure solvable
  • Appliquer ou veiller à l'application des différentes lois
  • Conseiller les propriétaires en ce qui concerne les avantages sociaux offerts à leur personnel
  • Soumettre un rapport d'expertise ou agir à titre d'expert-conseil à un tribunal au sujet des pertes de revenus éventuelles

Source : Repères

Exigences

  • Diplôme universitaire en actuariat ou domaine connexe (ex. mathématiques, statistique, finance, recherche opérationnelle)
  • Au moins deux examens professionnels réussis
  • Désir de poursuivre les examens professionnels pour l’obtention du titre de Fellow
  • Connaissance d’outils informatiques et langages de programmation  tels que Word, Excel, SAS, Axis, APL, AVE, VisualBasic, C++, VBA
  • Habiletés en analyse, synthèse et résolution de problèmes
  • Créativité
  • Organisation et gestion des priorités
  • Débrouillardise et autonomie
  • Bonne communication orale et écrite
  • Bilinguisme (français, anglais)
  • Sens du service à la clientèle

Sources : SPLA, Emploi-Avenir

Employeurs

Les compagnies d'assurance et les firmes de conseillers demeurent les principaux employeurs. Par ailleurs, l'intervention d'actuaires dans des domaines non traditionnels est de plus en plus demandée, notamment comme conseillers en matière de rémunération et d'indemnisation des travailleurs, ainsi que dans les domaines de la gestion des risques, de la planification financière et des placements.

  • Bureaux d'actuaires-conseils
  • Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST)
  • Compagnies d'assurance
  • Établissements d'enseignement universitaire
  • Gouvernement fédéral
  • Gouvernement provincial
  • Institutions financières
  • Régie de l'assurance agricole du Québec
  • Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ)
  • Retraite Québec
  • Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ)

Sources : Repères, Faculté des sciences et de génie

Découvrez des entreprises qui recrutent à l'UL!

Cette section est réservée aux étudiants et aux diplômés.

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Perspectives d’emploi

Selon Emploi-Québec, les perspectives d’emploi sont favorables pour l’ensemble du Québec de 2012 à 2016.

Selon Emploi-Avenir (2014), au cours des dernières années, l'emploi dans cette spécialité a bénéficié de la diversification notable du champ d'intervention des actuaires. Cette diversification s'est concrétisée autant à l'intérieur de leurs domaines traditionnels d'intervention, soit les assurances et les régimes de retraite, que par l'émergence de nouveaux créneaux.

Mis à part l'industrie des experts-conseils où on retrouve des actuaires qui travaillent dans une foule de domaines en sous-traitance, les sociétés d'assurances représentent le principal employeur des actuaires avec 43 % des emplois au Canada en 2013, selon les données de l'Institut canadien des actuaires. Dans cette industrie, ils sont responsables de mettre au point de nouveaux produits et services adaptés à des clientèles bien précises, et ce, dans tous les types d'assurance : vie, maladie, invalidité, vol, catastrophes et automobiles. Ils bénéficient donc de la tendance au développement de nouveaux produits, surtout du côté de l'assurance-vie, mais aussi de l'assurance de dommages et de la réassurance. Par exemple, l'évaluation des risques dans le domaine du piratage informatique et le développement de produits adaptés aux besoins de la population vieillissante ou pour faire face aux inquiétudes en matière de santé, tels des produits pour assurer les soins en cas de perte d'autonomie, pour les maladies graves des enfants et pour les maladies infectieuses, représentent des créneaux prometteurs. Ils devront aussi explorer davantage les conséquences du réchauffement climatique sur la fréquence et la gravité des catastrophes naturelles.

Du côté des régimes de retraite et des autres produits financiers, ils ont été avantagés par la croissance des secteurs des régimes privés, des régimes enregistrés d'épargne-retraite (REÉR) et des fonds mutuels, surtout dans le domaine de la gestion du risque. Compte tenu du vieillissement de la population, cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Même si ces domaines traditionnels d'intervention fournissent toujours la plus grande partie du travail des actuaires, on fait de plus en plus appel à leurs services dans d'autres domaines. 

  • Des employeurs et des syndicats leur confient la conception et la gestion de régimes d'avantages sociaux.
  • Les avocats les consultent dans le cadre de poursuites civiles pour calculer les pertes de revenu.
  • Le gouvernement leur demande de calculer les coûts et les économies en fonction de divers scénarios d'implantation de nouveaux services ou de nouvelles sources de revenus.
  • Ils conseillent les entreprises dans l'établissement de fiducies qui permettent d'épargner en vue de dépenses imprévues.

Tout comme pour les statisticiens, les changements technologiques semblent entraîner davantage d'effets positifs que négatifs pour l'emploi dans cette spécialité. Si la technologie permet d'effectuer les calculs plus rapidement, elle entraîne par contre la multiplication des possibilités d'intervention des actuaires. Cette efficacité accrue explique sûrement en bonne partir l'importance de la diversification de leur champ d'intervention. Cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années.

Reflet de la forte demande d'actuaires, le taux de placement en emploi des diplômés du baccalauréat en actuariat est excellent, nettement plus élevé que pour l'ensemble des diplômés du baccalauréat. En plus, leur salaire moyen est beaucoup plus élevé que pour l'ensemble des diplômés du baccalauréat et leur taux de chômage beaucoup plus bas (en fait inexistant de 2001 à 2007 et très faible en 2009 et en 2011, même si le nombre de diplômés a plus que doublé entre 2005 et 2009).

Sources : Emploi-Avenir, Emploi-Québec

Constat de votre conseiller en emploi

Pour les étudiants en actuariat, il y a plusieurs possibilités de faire des stages. Les stages ne sont pas obligatoires, mais facilitent l'insertion sur le marché du travail après les études. Environ les deux tiers des étudiants de ce programme réussiront à obtenir un stage.

Il y a deux périodes propices au recrutement des stagiaires en actuariat :

  • au début de la session d'hiver, surtout pour les étudiants de première année qui souhaitent effectuer un stage à l'été qui suit leur deuxième session de cours
  • au début de la session d'automne, il y a la Journée des actuaires suivie de journées d'entrevues. Cette période de recrutement s'adresse principalement aux étudiants de deuxième année qui sont admissibles aux stages pour l'été suivant. Il y a également quelques possibilités pour les finissants

Il est donc très important, pour les étudiants admissibles aux stages, de participer à ces recrutements. Il y a aussi quelques autres offres de stage qui sont affichées dans le site Web du SPLA tout au long de l'année.

Marie-Ève Lavigne, conseillère en emploi

Statistiques de placement

Selon l’enquête La Relance du ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MEESR), les diplômés du baccalauréat en actuariat de 2011 connaissaient la situation suivante en janvier 2013 :

Personnes diplômées visées par l'enquête

Taux de réponse

En emploi

À la recherche d'un emploi

Aux études

Personnes Inactives

Taux de chômage

L'emploi à temps plein et ses caractéristiques

Les études en rapport avec la formation

À temps plein

Salaire hebd. brut moyen

En rapport avec la formation

N

%

%

%

%

%

%

%

$

%

%

181

59,7

87,0

0,9

10,2

1,9

1,1

98,9

1131

88,2

90,9

Source : ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MEESR)

Données salariales

Le salaire en actuariat varie en fonction du milieu de travail, du poste et du nombre d’examens professionnels réussis.

Selon Repères (2013), le salaire minimum annuel moyen des actuaires se situait entre 38 000 $ et 42 999 $ tandis que le salaire maximum moyen se situait entre 125 000 et 400 000 $. Le salaire minimum moyen correspond habituellement au salaire brut obtenu en début de carrière (candidat avec peu d’expérience et peu d’examens) et le salaire maximum moyen correspond davantage au salaire brut obtenu en fin de carrière (candidat avec expérience et plusieurs examens). Selon Emploi-Avenir (2014), les actuaires, mathématiciens et statisticiens ont une moyenne salariale de 85 400 $ par année, comparativement à 50 300 $ pour l’ensemble des professions. 

Sources : Repères, Emploi-Avenir

Répartition de l’emploi selon la région

Répartition de l'emploi selon la région Actuaires, mathématiciens et statisticiens
Abitibi-Témiscamingue 0,0 %
Bas-St-Laurent 0,0 %
Capitale-Nationale 20,8 %
Centre-du-Québec 0,0 %
Chaudière-Appalaches 5,7 %
Côte-Nord et Nord-du-Québec 0,0 %
Estrie 0,4 %
Gaspésie--îles-de-la-Madeleine 0,0 %
Lanaudière 2,5 %
Laurentides 3,2 %
Laval 3,6 %
Mauricie 0,0 %
Montérégie 19,1 %
Montréal 34,3 %
Outaouais 10,4 %
Saguenay--Lac-St-Jean 0,0 %

Source : Emploi-Avenir

Critères d’admissibilité à la profession

Pour être actuaire reconnu au Canada, il faut posséder le titre de Fellow de l'Institut canadien des actuaires (ICA). Ce titre s'obtient par la réussite d'une série d'examens professionnels. Votre formation vous aidera à réussir ces examens requis par l'ICA.

Pour connaître l'information relative aux examens de la Society of Actuaries et de la Casualty Actuarial Society, visitez le site Web : www.beanactuary.org.

Associations actuarielles

Distinctions entre les associations actuarielles de l’Amérique du Nord :

  • Society of actuaries (SOA) : spécialisée en assurance vie, assurances collectives, assurance générale, retraite et pensions
  • Casualty actuarial society (CAS) : spécialisée en assurance IARD* et assurance des biens matériels
  • Institut canadien des actuaires (ICA)/ Canadian institute of actuaries (CIA) : regroupement des actuaires canadiens, toutes spécialités confondues

*Assurance IARD : assurance incendie, accidents et risques Divers (IARD), aussi appelée assurance de dommages

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