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Portrait du marché en physique

Mise à jour : juin 2020

Présentation du programme

Le programme de baccalauréat en physique vous donnera une connaissance fondamentale de l'univers physique à différentes échelles. Vous acquerrez une formation théorique et expérimentale dans les domaines les plus importants de la physique. Au menu, les principaux modèles et théories physiques, les règles et les lois de la méthode expérimentale en physique, de même que les méthodes et les techniques mathématiques utiles au physicien. Vous serez aussi capable d'utiliser les appareils et d'appliquer les méthodes qui servent à observer et à mesurer un phénomène physique et d'en interpréter les résultats tout en les rattachant aux lois, règles et modèles pertinents. 

La qualité de la recherche et de l'enseignement en physique à la Faculté est reconnue à l'international. Nos chercheurs sont regroupés autour de plusieurs spécialisations comme l'astrophysique, la biophotonique, la physique théorique, la physique médicale ou encore l'optique, photonique et laser. Le Département de physique, de génie physique et d'optique compte d'ailleurs plusieurs professeurs dirigeant une chaire de recherche.

Ce baccalauréat mène à des études aux cycles supérieurs en physique, notamment dans les champs disciplinaires suivants : astrophysique, optique et laser, physique atomique et moléculaire, physique médicale, physique nucléaire, physique théorique et sciences de l'espace.

Concentrations (optionnel):

  • Astrophysique
  • Optique
  • Physique nucléaire et médicale
  • Physique théorique

Sources : Faculté des sciences et de génie

Titres de postes

  • Physicien
  • Physicien médical
  • Physicien en optique
  • Physicien nucléaire
  • Professionnel de recherche
  • Journaliste scientifique
  • Enseignant en physique, en sciences
  • Astronome
  • Astrophysicien
  • Biophysicien
  • Chargé de projets scientifiques
  • Chercheur en aérospatiale, en électronique, en télédétection, etc.
  • Concepteur en optique
  • Cosmologue
  • Métrologue
  • Spécialiste en sciences physiques
  • Spécialiste en imagerie médicale
  • Spécialiste de produits

Sources : SPLA et IMT en ligne 

Fonctions

Selon Emploi-Québec (2020), les physiciens font de la recherche théorique et appliquée pour augmenter la connaissance des phénomènes naturels et/ou mettre au point de nouvelles méthodes et de nouveaux appareils dans des domaines variés tels que l'électronique, les communications, la production et la distribution d'énergie, l'aérodynamique, l'optique et la physique des lasers, la télédétection, la biotechnologie, la médecine et la santé.

Selon Repères (2020), voici des exemples de tâches qu'ils peuvent réaliser.

Recherche expérimentale

  • Imaginer et conduire des expériences pour identifier et mesurer des propriétés spécifiques de la matière
  • Concevoir des expériences pour qualifier et vérifier les hypothèses et les modèles
  • Concevoir, si nécessaire, les instruments requis pour réaliser ces expériences
  • Rédiger des articles et des rapports pour diffusion du résultat de ses expériences
  • Élaborer des hypothèses et des modèles d'organisation de la matière

Recherche théorique

  • Utiliser les mathématiques pour décrire les relations qui existent entre les phénomènes physiques étudiés
  • Synthétiser les données mathématiques et formuler des lois, des théories ou des principes nouveaux
  • Prévoir, par le calcul et la simulation au moyen de l'ordinateur, des résultats d'expériences portant sur des phénomènes physiques peu connus
  • Rédiger des articles et des rapports pour la diffusion du résultat de ses expériences

Recherche appliquée 

  • Collaborer avec des spécialistes du génie pour développer la technologie permettant l'application de nouvelles découvertes
  • Rédiger des articles et des rapports pour la diffusion du résultat de ses expériences

Physique médicale

Selon l'Organisation canadienne des physiciens médicaux (2020), les physiciens médicaux sont des professionnels de la santé qui ont une formation spécialisée dans les applications médicales de la physique. Leur travail implique l'utilisation de rayons X, d'ultrasons, de champs magnétiques et électriques, d'ondes infrarouges et ultraviolettes, de chaleur et de lasers pour des applications diagnostiques et thérapeutiques. La plupart des physiciens médicaux travaillent dans des départements d'imagerie diagnostique en milieu hospitalier, des installations de traitement du cancer ou des établissements de recherche situés dans les hôpitaux ou les universités.

Astrophysique

Selon Repères (2020), l'astronome ou astrophysicien est une personne qui fait de la recherche fondamentale en lien avec les positions, les mouvements, la structure et l'évolution des corps célestes tels que la lune, le soleil, les planètes, les étoiles et les galaxies dans le but d'accroître les connaissances sur l'univers et de mettre au point des instruments ou des techniques d'observation. Leurs principales tâches sont :

  • Étudier l'évolution des corps célestes, des galaxies et de l'univers
  • Observer les corps célestes à l'aide de divers instruments astronomiques
  • Déterminer la masse, la position, le mouvement, la composition, l'intensité et la structure des différents corps célestes et interpréter les informations recueillies 
  • Créer et exploiter des bases de données astrophysiques
  • Développer des modèles théoriques permettant d'analyser et de comprendre des phénomènes célestes
  • Rédiger des articles et des rapports scientifiques
  • Donner des conférences pour présenter le résultat de ses recherches
  • Surveiller et coordonner le travail des techniciens
  • Possibilité d'enseigner l'astronomie et de tenir des conférences spécialisées

Autres domaines

Les physiciens, grâce à leurs importantes connaissances et compétences scientifiques, peuvent réaliser un nombre de tâches très variées : gestion de projets scientifiques, modélisation et sciences des données, représentation et ventes techniques, vulgarisation scientifique, etc.

L'Association canadienne des physiciens et physiciennes diffuse plusieurs informations sur le travail réalisé par ses membres. Entre autres, voici une capsule vidéo sur le travail d'une physicienne scientifique d'applications. 

Exigences

  • Excellentes aptitudes pour la recherche et la méthode scientifique
  • Grande facilité à travailler avec des données abstraites
  • Ouverture d'esprit
  • Diplôme de deuxième cycle généralement exigé
  • Autonomie et initiative
  • Créativité
  • Sens de l'observation
  • Bonne curiosité intellectuelle
  • Curiosité scientifique
  • Excellente capacité d'analyse et de synthèse
  • Connaissance des outils informatiques pour la résolution de problèmes et pour les simulations numériques
  • Utilisation efficace d’une grande variété d’instruments de laboratoire

Pour acquérir ou parfaire une compétence recherchée par les employeurs, consultez le site de la Formation continue de l'Université Laval. En inscrivant une compétence, vous obtiendrez la liste de toutes les formations associées, par exemple : gestion de projet, communication, etc.

Sources : SPLA, Repères, FSG

Employeurs

  • Laboratoires et centres de recherche
  • Entreprises de haute technologie
  • Établissements d'enseignement collégiaux et universitaires
  • Centres hospitaliers
  • Gouvernements fédéral et provincial
  • Industrie manufacturière
  • Services de laboratoire d'essai et d'analyse
  • Forces armées canadiennes
  • Médias scientifiques
  • Télécommunications

Sources : Repères, SPLA

Découvrez des entreprises qui recrutent à l'UL!

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Secteurs d'emploi

Les domaines d'application de la physique sont très variés et rejoignent un grand nombre de secteurs. La recherche fondamentale universitaire demeure un secteur très important de la physique. Voici les autres principaux secteurs d'emploi.

Optique et photonique

L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, de son comportement et de ses propriétés, du rayonnement électromagnétique à la vision, en passant par les systèmes utilisant ou émettant de la lumière. La photonique est la branche de la physique concernant l'étude et la fabrication de composants permettant la génération, la transmission, le traitement (modulation, amplification) ou la conversion de signaux optiques. Plusieurs physiciens travaillent au développement de technologies et de produits dans ces deux domaines.

Selon Optonique (2019), voici un portrait de cette industrie au Québec.

  • L'industrie de la photonique au Québec représente un PIB de 3 milliards de dollars annuellement, ce qui équivaut à l'industrie pharmaceutique québécoise.
  • Elle emploie plus de 22 000 travailleurs au Québec et compte plus de 200 entreprises, dont le tiers a moins de 10 ans d'existence.
  • La Capitale-Nationale compte plus de 5000 emplois dans approximativement 50 entreprises. À elle seule, cette région regroupe 51 % des emplois du Québec au sein d'entreprises dédiées à la photonique.
  • Les 3 principaux secteurs desservis sont : les sciences de la vie et de la santé (laboratoire médical, chirurgie laser, radiothérapie, etc.), la fabrication avancée (automatisation, robotisation, inspection, industrie 4.0) et l'aéronautique.
  • Parmi les autres secteurs desservis, on retrouve : les transports, l'agroalimentaire, les télécommunications, la défense, l'énergie et l'environnement.
  • Le secteur de la photonique affiche une croissance annuelle de l'emploi de 6 % depuis 2016, représentant une hausse de 1300 travailleurs par an.
  • 80 % des entreprises collaborent avec les universités.
  • Les entreprises sont axées vers l'international : 92 % d'entre elles exportent à un taux moyen de 66 % de la valeur de leur chiffre d'affaires total.

Pour de l'information sur les tendances de ce secteur à Québec, consultez le site de Québec International.

Sources : Optonique, Québec International

Physique médicale et nucléaire

L'ultrasonographie, la résonance magnétique, la tomodensitométrie, la médecine nucléaire, les rayons X et la radiothérapie sont des exemples de branches de la physique médicale où un large groupe de chercheurs spécialisés, constitué de physiciens, d'ingénieurs et de radiologistes, collabore à la recherche de pointe.

Environ 550 physiciens médicaux de l'Organisation canadienne des physiciens médicaux travaillent au Canada : 75 % travaillent dans les hôpitaux et les centres de recherche hospitaliers, 7 % travaillent pour le gouvernement, 8 % pour l'industrie et les 10 % restants occupent des postes de professeur d'université en milieu non hospitalier.

Pour en savoir plus sur le secteur de la physique médicale et sur la recherche qui s'y fait, consultez la description des domaines de recherche de la maîtrise en physique médicale de l'Université Laval.

Les domaines d'emploi en physique nucléaire, autres que la physique médicale, sont plus limités au Québec, surtout depuis la fermeture de la centrale de Gentilly. Pour la recherche, on retrouve un réacteur nucléaire à l'École polytechnique de Montréal (SLOWPOKE). Des avenues possibles existent dans le domaine de la vente et de la distribution de radio-isotopes pour le monde médical ainsi que dans le développement de technologies pour l'exploration minière et géochimique.

Source : Organisation canadienne des physiciens médicaux, Faculté des sciences et de génie, Département de physique et de génie physique

Astrophysique

Pour en savoir plus sur le secteur de l'astrophysique et sur la recherche qui s'y fait, consultez la description des domaines de recherche du Groupe de recherche en astrophysique de l'Université Laval et du Centre de recherche en astrophysique du Québec.

Aérospatiale

Pour en savoir plus sur ce secteur, consultez l'analyse de marché en génie aérospatial et le site de l'Agence spatiale canadienne.

Perspectives d’emploi

Selon Emploi-Québec, les perspectives d'emploi des physiciens seront bonnes jusqu'en 2023 pour l'ensemble de la province de Québec, ainsi que pour la région de la Capitale-Nationale.

La recherche fondamentale et l'enseignement demeurent les avenues traditionnelles les plus prisées en physique. Toutefois, avec le développement des nouvelles technologies et la croissance des entreprises de haute technologie dans la région de la Capitale-Nationale, les possibilités d'emploi sont bonnes pour les diplômés possédant une maîtrise ou un doctorat en physique. Aussi, les perspectives varient selon les secteurs. Par exemple, les secteurs des télécommunications, de l'optique, de la photonique, des lasers, du contrôle non destructif et de la physique médicale sont particulièrement en expansion. Également, partout dans le monde, les domaines de la physique quantique et de l'informatique quantique sont en plein essor.

Sources : Emploi-Québec, SPLA

Constats de votre conseiller en emploi

  • Le premier cycle permet d'obtenir une importante formation universitaire initiale, incluant des connaissances fondamentales en physique, en recherche et en mathématiques. Les études aux cycles supérieurs sont fortement recommandées pour se trouver plus facilement un emploi sur le marché du travail, que ce soit en enseignement, en recherche fondamentale ou en recherche appliquée dans le milieu industriel. De plus, une formation de cycle supérieur dans un autre domaine, comme l'ingénierie, l'enseignement ou l'environnement, peut être envisagée.
  • Afin d'augmenter vos compétences pratiques dans le cadre de vos études, vous avez grand intérêt à collaborer à un projet de recherche ou à faire un stage dès votre première année d'études. De plus, il peut être intéressant de vivre une expérience en milieu de recherche universitaire et une expérience en milieu industriel (R&D, modélisation, conception, etc.). Cela vous aidera à développer votre réseau de contacts dans le domaine.
  • Les implications universitaires ou scientifiques sont aussi très importantes pour développer vos connaissances et votre réseau de contacts. N'hésitez pas à participer à des conférences, à des séminaires, à des présentations scientifiques, etc. Plusieurs possibilités existent, que ce soit avec la Coupe de sciences, les Jeux photoniques, le REPOL, le département, l'Association canadienne des physiciens et physiciennes, etc.
  • Les bourses, les prix scientifiques et la collaboration à des communications ou à des publications sont des atouts très importants dans le CV d'un étudiant en physique.

Amélie Martel, conseillère en emploi

Statistiques de placement

Selon l’enquête La Relance du ministère de l'Enseignement supérieur, les diplômés du baccalauréat en physique de l'Université Laval de 2017 connaissaient la situation suivante en janvier 2019 :

Personnes diplômées visées par l'enquête

Taux de réponse

En emploi

À la recherche d'un emploi

Aux études

Personnes inactives

Taux de chômage

L'emploi à temps plein et ses caractéristiques

Les études en rapport avec la formation

À temps plein

Satisfaction de l'emploi

Salaire horaire moyen

En rapport avec la formation

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33,3

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Selon l’enquête La Relance du ministère de l'Enseignement supérieur, les diplômés de la maîtrise en physique de l'Université Laval de 2017 connaissaient la situation suivante en janvier 2019 :

Personnes diplômées visées par l'enquête

Taux de réponse

En emploi

À la recherche d'un emploi

Aux études

Personnes inactives

Taux de chômage

L'emploi à temps plein et ses caractéristiques

Les études en rapport avec la formation

À temps plein

Satisfaction de l'emploi

Salaire horaire moyen 

En rapport avec la formation

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Données salariales

Selon Emploi-Québec (2020), le revenu annuel moyen des physiciens et astronomes est de 82 000 $ pour l'ensemble du Québec et de 75 000 $ dans la région de la Capitale-Nationale.

Selon les données du gouvernement du Canada (2020), le taux horaire moyen des physiciens dans l'ensemble du pays est de 42,56 $/h (minimum moyen 25,96 $/h, maximum moyen : 71,79 $/h).

Critères d’admissibilité à la profession

Des études de maîtrise ou de doctorat sont souvent exigées pour plusieurs postes en lien avec la physique.

Les exigences pour pouvoir devenir membre de l'Association canadienne des physiciens et physiciennes sont (en date de mai 2020) :

  • un baccalauréat ou un diplôme supérieur en physique ou dans un domaine connexe (par exemple : physique appliquée, astronomie, astrophysique), décerné par une université reconnue;
  • l'équivalent de quatre années complètes d'expérience en physique ou dans un domaine connexe d'une nature jugée satisfaisante par le Comité des adhésions et affiliations.

Pour en savoir plus : https://www.cap.ca/fr/adhesion/adhesion-des-physiciens/ 

Le programme de maîtrise en physique médicale de l'Université Laval a reçu l'agrément de la Commission on Accreditation of Medical Physics Educational Programs en 2011. Cet agrément assure le respect des normes associées aux exigences quant à la formation des physiciens médicaux et la reconnaissance du programme vis-à-vis des programmes de résidence ainsi que des organismes de certification professionnelle.