image_printImprimer

Vous êtes étudiant à la maîtrise ou au doctorat ? Lors d’une entrevue d’embauche, sauriez-vous parler de ce que vous savez faire et surtout, sauriez-vous le dire dans le langage des employeurs?

Voici 5 trucs qui vous aiderons à sortir de la bulle universitaire et marquer des points auprès des employeurs.

1. Vous n’êtes pas simplement un projet de recherche !

Si un employeur vous demandait : « Parlez-moi de vous? » Est-ce votre sujet de recherche qui vous viendrait d’abord en tête? Si c’est le cas, il est temps de prendre quelques minutes pour réfléchir à vos forces, vos limites, vos compétences, vos réalisations (pas uniquement celles en recherche), vos valeurs, vos connaissances générales et vos habiletés pratiques!

Tenter de résumer votre thèse n’est malheureusement pas une façon efficace de présenter les choses aux employeurs potentiels et ne vous met pas en valeur. Pourquoi? Et bien cela ne reflète pas du tout la réalité vécue en entreprise! Comprendre ce qui intéresse les employeurs en entreprise s’avère donc un atout précieux pour tirer votre épingle du jeu peu importe votre projet professionnel.

2. Distinguer connaissances et compétences

Pour réussir votre passage de l’université au marché du travail, il vous faudra faire l’exercice de transposer votre savoir-faire universitaire en habiletés pratiques. Ainsi, au lieu de dire que vous effectuez un doctorat, parler plutôt de votre capacité à gérer un projet. Vous avez écrit une thèse ? Parler donc de  votre capacité à rédiger un rapport d’expertise. Dans la même lignée, développer des outils de communication pour un public cible devient plus intéressant pour l’employeur que de savoir que vous avez conçu des affiches scientifiques. Bref, trouvez ces mots qui allumeront l’employeur tout en lui démontrant la valeur de ce que vous avez développé aux études supérieures!

Si cet exercice est difficile pour vous, un conseiller en emploi du Service de placement peut vous accompagner efficacement dans cette réflexion.

3. Développez vos habiletés transférables

Les employeurs nourrissent souvent de plus grandes attentes envers les candidats issus des cycles supérieurs. Assurez-vous donc, au cours de votre parcours scolaire, de vous engager dans des activités qui vous permettent de développer plusieurs types de compétences. Par exemple, les expériences en gestion (financière, matérielle et humaine) constituent un atout précieux, d’autant plus qu’il peut s’agir d’une exigence importante pour un employeur qui recrute une personne de votre niveau.

4. Présentez un dossier de candidature efficace

Apprenez à faire une promotion adéquate de votre candidature. Contrairement au CV destiné au poste en recherche ou en enseignement, la longueur idéale du CV professionnel est de deux pages. Il est donc primordial de savoir synthétiser et choisir les expériences les plus pertinentes au poste convoité. Soyez bref! Cela aura davantage d’impact. Même chose pour votre lettre de présentation. Cette dernière doit être concise et surtout personnalisée. Faites des liens pertinents entre ce que vous avez à offrir et le mandat proposé par l’organisation. Pour ce type d’employeur, il est primordial de vous positionner comme un professionnel compétent. Au-delà de vos connaissances, les employeurs ont besoin de comprendre les tâches que vous êtes capable d’effectuer.

5. Réseautez !

Les emplois qui nécessitent une formation de 2e ou 3e  cycle universitaire s’obtiennent davantage par le réseautage. Il est donc essentiel que vous développiez tout au long de votre parcours, votre capacité à établir des liens avec des personnes qui pourraient avoir une influence positive sur votre intégration professionnelle. Des stratégies comme participer aux journées carrière de votre département ou faculté, aux 5 à 7 de votre secteur d’activité ou profiter du mentorat en ligne sont quelques exemples à mettre en pratique. Vous pouvez également créer votre CV en ligne et alimenter votre profil sur LinkedIn. Bref, gardez votre réseau vivant tout au long de vos études.

Si moins d’un titulaire de doctorat sur cinq décroche un emploi de professeur d’université à temps plein, alors mieux vaut préparer un plan B qui saura répondre à vos aspirations. De beaux défis sont à relever hors du secteur non universitaire. Il n’en tient qu’à vous de bien vous y préparer en posant dès maintenant les actions qui influenceront votre vie professionnelle !

* Collaboration spéciale de Vicky Bellehumeur et Caroline Langelier, conseillère en emploi au Service de placement de l’Université Laval.