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La quoi ?

Qu’on le veuille ou non, qu’on soit d’accord ou non, la chimie entre l’employeur et le candidat constitue une question déterminante dans le processus d’embauche.

Mais, de quoi est « faite » cette fameuse chimie ? Qu’est-ce qui explique que les vibrations soient positives, que le courant passe, que la connexion s’établisse ? Bien qu’il soit difficile d’en déterminer la composition, on reconnait généralement la chimie par le sentiment ou l’intuition que l’on va bien s’entendre, que l’on va former une équipe complémentaire, que l’on va avoir du plaisir à collaborer et à se côtoyer. Il s’agit, la plupart du temps, d’une reconnaissance spontanée mutuelle.

On entend régulièrement des histoires qui mettent en scène ce personnage principal qu’est la chimie dans la sélection du candidat. Je garde un souvenir très vivant d’une étudiante en actuariat aux prises avec des difficultés importantes de recherche de stage. Ses résultats académiques médiocres représentaient une sérieuse entorse à son dossier dans un marché où les notes prévalent dans le recrutement et la sélection des stagiaires. En contrepartie, cette étudiante se distinguait par sa personnalité rayonnante et attachante. Un bureau accepte enfin de la recevoir en entrevue. Les recruteurs ont un vrai coup de cœur pour elle et ils privilégient sa candidature, au détriment d’autres étudiants plus performants, parce qu’ils anticipent le plaisir qu’ils auront à la côtoyer et à l’encadrer.

Mais comment faire ?

On voudrait tous que la magie opère, ce serait tellement plus simple ! Mais ce n’est pas toujours le cas. Si certaines dimensions de ce phénomène vous échappent, vous avez une réelle emprise sur d’autres.

Prenez le temps de vous connaître

Bien se connaître constitue un passage obligé dans cette quête du bien-être au travail qui anime bon nombre d’entre nous. Identifier ses talents, ses passions, ses besoins, ses ambitions, ses valeurs, tout comme ses inconforts, ses contraintes et ses limites est un exercice payant. Entre autre chose, il permet d’éliminer certains secteurs d’emplois ou types d’employeurs et d’en prioriser d’autres en fonction de son profil. Malgré son bien-fondé, cette réflexion est trop souvent boudée, banalisée ou bâclée, probablement parce qu’elle nécessite un investissement de soi considérable et fait appel à une capacité d’introspection qui ne va pas de soi pour tous. Cela demeure toutefois essentiel de s’y investir si vous voulez connaître du succès dans vos démarches et à plus long terme, occuper un poste qui vous convienne, dans un environnement qui vous ressemble.

Ciblez des employeurs

Cette étape ne garantit pas la présence d’atomes crochus, mais en prenant soin de choisir un employeur qui vous ressemble, il y a fort à parier qu’il vous reconnaisse tout autant à titre de candidat potentiel. De plus, vous risquez de vous présenter à lui avec davantage d’assurance et de confiance, des conditions favorables pour que la chimie puisse opérer. Voilà pourquoi il est profitable de faire des recherches sur les entreprises qui retiennent votre attention afin de découvrir ce que vous avez en commun avec elles. Pour ce faire, vous pouvez visiter le site Web de l’employeur, consulter son rapport annuel, le suivre sur les réseaux sociaux, discuter avec des personnes qui le connaissent ou mieux, qui y travaillent. Imprégnez-vous de la culture, de la mission, des projets, de la clientèle et retenez les entreprises avec lesquelles vous croyez être le plus en affinité. Votre cueillette d’information devrait vous donner l’occasion de préciser en quoi ces organisations vous inspirent, vous interpellent.

Communiquez par le non-verbal

Le langage non-verbal est puissant pour communiquer votre intérêt et votre ouverture à échanger avec l’employeur. Pour exprimer votre enthousiasme à l’égard de la rencontre et pour mettre l’autre à l’aise, un sourire sincère n’a pas son pareil. Une poignée de main franche et chaleureuse favorise également la prise de contact. Le contact visuel, quant à lui, peut témoigner de la qualité de votre présence, de votre intégrité et de votre assurance. À l’inverse, un visage éteint, un sourire absent, un regard fuyant peuvent être interprétés comme un manque d’intérêt ou de confiance en vos moyens.

Entrez en relation

Pour qu’il se passe quelque chose durant la rencontre, cela suppose que vous puissiez véritablement entrer en relation avec le recruteur, ce qui signifie à la fois vous ouvrir, vous révéler et accorder une attention, un intérêt à l’autre. Bien sûr, le contexte de l’entrevue appelle une attitude stratégique, mais il est possible d’être authentique, tout en étant prudent et rassurant. Ainsi, des réponses trop parfaites, trop théoriques ou trop brèves, un personnage construit ou peu crédible, une attitude défensive ou arrogante sont autant de faux pas susceptibles de refroidir l’employeur. Être à l’écoute du recruteur et s’intéresser à ses propos comptent tout autant dans l’établissement d’un climat de confiance propice à l’émergence du plaisir anticipé à travailler ensemble.